[n° ou bulletin] est un bulletin de / Colette Leclercq| Titre : | N°79 - Avril 2014 - Le quartier comme territoire d'action sociale | | Type de document : | texte imprimé | | Année de publication : | 2014 | | Importance : | 84 p. | | Format : | 30 cm | | Prix : | 13 € | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | Travail social
| | Tags : | Insertion sociale Précarité cohésion sociale collectif - communautaire intersectorialité proximité quartier | | Index. décimale : | 364.6 Travailleurs sociaux. Assistants sociaux | | Résumé : | Les pouvoirs publics soutiennent aujourd’hui avec force une gestion sociale territorialisée, centrée sur les quartiers fragilisés et promouvant la transversalité, les partenariats publics-privés et l’implication des citoyens. Comment, dans ce cadre aux effets contrastés et qui est à la fois source de subsides et de contraintes, les travailleurs sociaux agissent-ils pour rencontrer les habitants, les mobiliser, se compléter sans entrer en concurrence, faire naître des projets communs, tirer profit d’un territoire souvent stigmatisé...
epuis deux décennies, à l’échelle belge comme européenne, les pouvoirs publics soutiennent avec une insistance grandissante des politiques sociales territorialisées, centrées sur des quartiers marginalisés et promouvant la transversalité, les partenariats publics-privés et l’implication des citoyens. Ces politiques, largement cristallisées autour des concepts de « cohésion sociale » et de « mixité sociale », s’inscrivent dans un nouveau référentiel d’action publique dont les enjeux et les effets sont analysés dans ce dossier.
Si ce nouveau cadre politique renforce et influence le travail social tel qu’il se déploie aujourd’hui dans les quartiers, cela n’empêche pas les travailleurs sociaux de s’en saisir et de se le réapproprier, voire de le moduler en fonction de leurs propres culture et logique d’action. Ainsi, comme en témoigne la seconde partie de ce dossier, le quartier constitue un terreau d’activités multiples et variées qui partent des besoins et expériences des personnes, qui s’appuient sur les ressources de chacun. Du tissu social et associatif local naissent des réseaux de solidarité irréductibles aux dispositifs formalisés de coordination insufflés « par le haut ».
Mais ces travailleurs sociaux, confrontés au quotidien à l’exclusion sociale, ont également conscience de la position délicate dans laquelle ils se trouvent, et des paradoxes avec lesquels ils doivent composer. Ils sont contraints de « gérer » à travers des dispositifs territorialisés, locaux, une exclusion sociale qui résulte en large partie de facteurs socio-économiques globaux. Et tout en promouvant la « normalité » des quartiers marginalisés dans lesquels ils opèrent, auprès de leurs habitants comme à l’extérieur, ces travailleurs sociaux se savent partie prenante de dispositifs de discrimination territoriale positive qui, en surinvestissant les quartiers de services d’action sociale en tous genres, sont susceptibles d’alimenter le stigmate de quartiers et d’habitants « spéciaux » et « à problèmes »…
Outre la nécessité d’articuler ces politiques territorialisées à des politiques plus structurelles, opérant en profondeur et sur le long terme sur les effets de la crise et favorisant notamment l’accès à la formation et à l’emploi, différentes contributions de ce dossier appellent à favoriser la « mixité sociale » non pas tant à l’échelle restreinte des quartiers marginalisés – ce qui tend au final à activer des mécanismes d’exclusion des habitants les plus démunis au profit de nouveaux venus plus aisés (gentrification) – qu’au sein d’un territoire plus étendu et intégré. Il convient en effet de favoriser, comme tentent déjà de le faire avec des moyens trop limités les travailleurs sociaux, les échanges interquartiers, et plus généralement d’insérer davantage les quartiers marginalisés dans la ville ou le territoire communal, de promouvoir la mobilité de leurs habitants pour qu’ils aient accès à des mondes sociaux et des services (sociaux, économiques, culturels, scolaires, etc.) plus variés et moins concentrés.
(revueobservatoire.be) | | Note de contenu : | Dossier
Le travailleur associatif : un expert (du) local
Sabrina SINIGAGLIA-AMADIO
La territorialisation comme instrument de la politique sociale active
3,00 €
Mejed HAMZAOUI
Plan de cohésion sociale en Wallonie : une nouvelle approche des questions sociales au service du citoyen
Carine Jansen,
Laurent Van Driessche,
Réjane Samain et
Soraya ARENA MARTINEZ
L’intégration sociale grâce à la mixité sociale ?
Doris Sfar
Qu’est-ce que la gentrification ?
Mathieu Van Criekingen
La jeunesse face à des politiques sociales à la dérive
Jean Blairon
Travail social de rue : un métier de proximité qui s’affirme
Hélène EGGEN,
Kathleen DESCHAMPS et
Sébastien HERTSENS
Quartier Sainte-Walburge : un diagnostic interculturel
Laurence DUFAŸ
D’clic, un service social pluridisciplinaire au service des quartiers (interview)
Claudia BARBIERI,
Nathalie MARVILLE et
Nicolas ARNALSTEEN
Coordination sociale et participation citoyenne dans le quartier des Marolles (interview)
3,00 €
Leopold VEREECKEN
Des besoins des gens à la vie d’un quartier : le développement communautaire tisse des fils de solidarité (interview)
Claudio MARINI
Mille lieux de vie (AMO), un travail communautaire dans les quartiers (interview)
Patricia VALEPIN
Le quartier comme outil thérapeutique (interview)
Fabienne DEPIERREUX et
Gery PATERNOTTE
Des services pour l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle « dans la place » : enjeux et effets d’une implantation au sein d’un quartier flémallois (interview)
Boris MOTTE,
Bruno SCHNEIDER,
Claudel GUITARD et
Stéphane BERCK
Hors dossier
Rapprocher les habitants d’un même quartier : le Fonds Delhaize encourage la convivialité
Colette Leclercq
Le plan hivernal, l’arbre qui cache la forêt ? Le CPAS de Charleroi s’interroge sur les dispositifs Hiver
Colette Leclercq
Pauvreté en Belgique : annuaire fédéral 2014
Colette Leclercq
Améliorer l’accès aux soins des populations plus vulnérables. Livre vert, tables rondes et recommandations à paraitre dans un Livre blanc
Colette Leclercq
(revueobservatoire.be) |
[n° ou bulletin] est un bulletin de / Colette LeclercqN°79 - Avril 2014 - Le quartier comme territoire d'action sociale [texte imprimé] . - 2014 . - 84 p. ; 30 cm. 13 € Langues : Français ( fre) | Catégories : | Travail social
| | Tags : | Insertion sociale Précarité cohésion sociale collectif - communautaire intersectorialité proximité quartier | | Index. décimale : | 364.6 Travailleurs sociaux. Assistants sociaux | | Résumé : | Les pouvoirs publics soutiennent aujourd’hui avec force une gestion sociale territorialisée, centrée sur les quartiers fragilisés et promouvant la transversalité, les partenariats publics-privés et l’implication des citoyens. Comment, dans ce cadre aux effets contrastés et qui est à la fois source de subsides et de contraintes, les travailleurs sociaux agissent-ils pour rencontrer les habitants, les mobiliser, se compléter sans entrer en concurrence, faire naître des projets communs, tirer profit d’un territoire souvent stigmatisé...
epuis deux décennies, à l’échelle belge comme européenne, les pouvoirs publics soutiennent avec une insistance grandissante des politiques sociales territorialisées, centrées sur des quartiers marginalisés et promouvant la transversalité, les partenariats publics-privés et l’implication des citoyens. Ces politiques, largement cristallisées autour des concepts de « cohésion sociale » et de « mixité sociale », s’inscrivent dans un nouveau référentiel d’action publique dont les enjeux et les effets sont analysés dans ce dossier.
Si ce nouveau cadre politique renforce et influence le travail social tel qu’il se déploie aujourd’hui dans les quartiers, cela n’empêche pas les travailleurs sociaux de s’en saisir et de se le réapproprier, voire de le moduler en fonction de leurs propres culture et logique d’action. Ainsi, comme en témoigne la seconde partie de ce dossier, le quartier constitue un terreau d’activités multiples et variées qui partent des besoins et expériences des personnes, qui s’appuient sur les ressources de chacun. Du tissu social et associatif local naissent des réseaux de solidarité irréductibles aux dispositifs formalisés de coordination insufflés « par le haut ».
Mais ces travailleurs sociaux, confrontés au quotidien à l’exclusion sociale, ont également conscience de la position délicate dans laquelle ils se trouvent, et des paradoxes avec lesquels ils doivent composer. Ils sont contraints de « gérer » à travers des dispositifs territorialisés, locaux, une exclusion sociale qui résulte en large partie de facteurs socio-économiques globaux. Et tout en promouvant la « normalité » des quartiers marginalisés dans lesquels ils opèrent, auprès de leurs habitants comme à l’extérieur, ces travailleurs sociaux se savent partie prenante de dispositifs de discrimination territoriale positive qui, en surinvestissant les quartiers de services d’action sociale en tous genres, sont susceptibles d’alimenter le stigmate de quartiers et d’habitants « spéciaux » et « à problèmes »…
Outre la nécessité d’articuler ces politiques territorialisées à des politiques plus structurelles, opérant en profondeur et sur le long terme sur les effets de la crise et favorisant notamment l’accès à la formation et à l’emploi, différentes contributions de ce dossier appellent à favoriser la « mixité sociale » non pas tant à l’échelle restreinte des quartiers marginalisés – ce qui tend au final à activer des mécanismes d’exclusion des habitants les plus démunis au profit de nouveaux venus plus aisés (gentrification) – qu’au sein d’un territoire plus étendu et intégré. Il convient en effet de favoriser, comme tentent déjà de le faire avec des moyens trop limités les travailleurs sociaux, les échanges interquartiers, et plus généralement d’insérer davantage les quartiers marginalisés dans la ville ou le territoire communal, de promouvoir la mobilité de leurs habitants pour qu’ils aient accès à des mondes sociaux et des services (sociaux, économiques, culturels, scolaires, etc.) plus variés et moins concentrés.
(revueobservatoire.be) | | Note de contenu : | Dossier
Le travailleur associatif : un expert (du) local
Sabrina SINIGAGLIA-AMADIO
La territorialisation comme instrument de la politique sociale active
3,00 €
Mejed HAMZAOUI
Plan de cohésion sociale en Wallonie : une nouvelle approche des questions sociales au service du citoyen
Carine Jansen,
Laurent Van Driessche,
Réjane Samain et
Soraya ARENA MARTINEZ
L’intégration sociale grâce à la mixité sociale ?
Doris Sfar
Qu’est-ce que la gentrification ?
Mathieu Van Criekingen
La jeunesse face à des politiques sociales à la dérive
Jean Blairon
Travail social de rue : un métier de proximité qui s’affirme
Hélène EGGEN,
Kathleen DESCHAMPS et
Sébastien HERTSENS
Quartier Sainte-Walburge : un diagnostic interculturel
Laurence DUFAŸ
D’clic, un service social pluridisciplinaire au service des quartiers (interview)
Claudia BARBIERI,
Nathalie MARVILLE et
Nicolas ARNALSTEEN
Coordination sociale et participation citoyenne dans le quartier des Marolles (interview)
3,00 €
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Le quartier comme outil thérapeutique (interview)
Fabienne DEPIERREUX et
Gery PATERNOTTE
Des services pour l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle « dans la place » : enjeux et effets d’une implantation au sein d’un quartier flémallois (interview)
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Claudel GUITARD et
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Colette Leclercq
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