[n° ou bulletin] est un bulletin de / Benoit Van Keirsbilck| Titre : | N°441 - Janvier 2025 - L'identité de genre en IPPJ et CCMD. Les jeunes à la croisée des vulnérabilités | | Type de document : | texte imprimé | | Année de publication : | 2025 | | Importance : | 48 p. | | Présentation : | ill. | | Format : | 30 cm | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | Droit
| | Tags : | IPPJ CCMD vulnérabilités (jeunes) | | Index. décimale : | 34 Droit. Jurisprudence. Législation | | Résumé : | L’importance de l’éducation sexuelle, encore et toujours
Le 1er avril dernier, le tribunal correctionnel de Louvain a rendu une décision qui reconnaît un étudiant en gynécologie coupable de viol du fait d’avoir eu des relations sexuelles avec une femme incapable de pouvoir exprimer son consentement. Pour autant, il ne prononce pas de peine, préservant son extrait de casier judiciaire de toute trace de ce jugement, en raison de sa personnalité jugée « favorable ».
Cette décision interroge du fait de l’absence de peine, mais surtout du fait de sa motivation. Il a en tout cas créé l’émoi dans une partie de la population qui s’interroge sur la manière dont la justice traite les violences sexuelles et sa mansuétude à l’égard de certains auteurs.
Quelle place est laissée au ressenti des victimes de violences sexuelles dans un contexte où leur voix peine encore à se faire entendre, malgré les discours et les services mis en place pour les accueillir, où les tabous persistent et où les taux de condamnation pour viol restent dramatiquement bas au regard du nombre de plaintes (et encore plus du nombre d’agressions sexuelles dont la toute grande majorité ne font pas l’objet d’une plainte) ?
Si nous partageons les questionnements relatifs à la motivation liée au statut et à la personnalité qualifiée « favorable » de l’auteur, qui ressemble à une justice de classes (certains viols seraient-ils plus « pardonnables » que d’autres, selon qui les commet ?), nous pensons qu’il est important que le juge puisse adapter la peine à la personnalité de l’intéressé et au contexte de l’affaire. Et surtout, nous ne sommes pas persuadés qu’une peine de prison ferme, réclamée par nombre de commentateurs, soit nécessairement la solution à toutes les infractions, fussent-elles de nature sexuelle.
La prison ne répare pas (et certainement pas les prisons surpeuplées, au sein desquelles aucun travail de réintégration ne semble possible) ; elle ne prévient pas la récidive, elle peut même parfois renforcer la violence chez ceux qui y passent. Mais la médiation pénale et des peines alternatives existent, et elles ont le mérite de provoquer souvent une réelle prise de conscience de la gravité des actes commis et du tort causé. En voulant préserver l’avenir de l’auteur, la justice passe à côté d’un rôle essentiel qui lui a été confié : celui de protéger la société, en amenant l’auteur à se remettre en question, de protéger la victime en la reconnaissant comme telle, et en la soutenant dans toute la mesure du possible.
Enfin, ce jugement rappelle l’importance de l’éducation. À l’heure où certains continuent de remettre en question les quelques malheureuses heures d’EVRAS et qu’une série(1) exhibe la misogynie patente de jeunes adolescents, l’apprentissage du consentement, du respect de l’autre et en particulier de l’intégrité physique et psychique constitue une urgence sociale.
Voy. la série Adolescences sur Netflix : https://www.netflix.com
(Jdj) | | Note de contenu : | Tables
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Cour eur. D.H., X et autres c. Slovénie, 19 décembre 2024
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C.J., arrêt Caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine contre TX, 19 décembre 2024, C-664/23, ECLI:EU:C:2024:1046
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Cass. (2ème ch.), 11 février 2025
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Entretien des enfants – Contribution des parents – Frais d’entretien d’un enfant non commun
Cass. (1ère ch.), 7 mars 2025(Jdj) |
[n° ou bulletin] est un bulletin de / Benoit Van KeirsbilckN°441 - Janvier 2025 - L'identité de genre en IPPJ et CCMD. Les jeunes à la croisée des vulnérabilités [texte imprimé] . - 2025 . - 48 p. : ill. ; 30 cm. Langues : Français ( fre) | Catégories : | Droit
| | Tags : | IPPJ CCMD vulnérabilités (jeunes) | | Index. décimale : | 34 Droit. Jurisprudence. Législation | | Résumé : | L’importance de l’éducation sexuelle, encore et toujours
Le 1er avril dernier, le tribunal correctionnel de Louvain a rendu une décision qui reconnaît un étudiant en gynécologie coupable de viol du fait d’avoir eu des relations sexuelles avec une femme incapable de pouvoir exprimer son consentement. Pour autant, il ne prononce pas de peine, préservant son extrait de casier judiciaire de toute trace de ce jugement, en raison de sa personnalité jugée « favorable ».
Cette décision interroge du fait de l’absence de peine, mais surtout du fait de sa motivation. Il a en tout cas créé l’émoi dans une partie de la population qui s’interroge sur la manière dont la justice traite les violences sexuelles et sa mansuétude à l’égard de certains auteurs.
Quelle place est laissée au ressenti des victimes de violences sexuelles dans un contexte où leur voix peine encore à se faire entendre, malgré les discours et les services mis en place pour les accueillir, où les tabous persistent et où les taux de condamnation pour viol restent dramatiquement bas au regard du nombre de plaintes (et encore plus du nombre d’agressions sexuelles dont la toute grande majorité ne font pas l’objet d’une plainte) ?
Si nous partageons les questionnements relatifs à la motivation liée au statut et à la personnalité qualifiée « favorable » de l’auteur, qui ressemble à une justice de classes (certains viols seraient-ils plus « pardonnables » que d’autres, selon qui les commet ?), nous pensons qu’il est important que le juge puisse adapter la peine à la personnalité de l’intéressé et au contexte de l’affaire. Et surtout, nous ne sommes pas persuadés qu’une peine de prison ferme, réclamée par nombre de commentateurs, soit nécessairement la solution à toutes les infractions, fussent-elles de nature sexuelle.
La prison ne répare pas (et certainement pas les prisons surpeuplées, au sein desquelles aucun travail de réintégration ne semble possible) ; elle ne prévient pas la récidive, elle peut même parfois renforcer la violence chez ceux qui y passent. Mais la médiation pénale et des peines alternatives existent, et elles ont le mérite de provoquer souvent une réelle prise de conscience de la gravité des actes commis et du tort causé. En voulant préserver l’avenir de l’auteur, la justice passe à côté d’un rôle essentiel qui lui a été confié : celui de protéger la société, en amenant l’auteur à se remettre en question, de protéger la victime en la reconnaissant comme telle, et en la soutenant dans toute la mesure du possible.
Enfin, ce jugement rappelle l’importance de l’éducation. À l’heure où certains continuent de remettre en question les quelques malheureuses heures d’EVRAS et qu’une série(1) exhibe la misogynie patente de jeunes adolescents, l’apprentissage du consentement, du respect de l’autre et en particulier de l’intégrité physique et psychique constitue une urgence sociale.
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