[n° ou bulletin] est un bulletin de / Colette Leclercq| Titre : | N°73 - Septembre 2012 - Quelle prévention du suicide ? | | Type de document : | texte imprimé | | Année de publication : | 2012 | | Importance : | 80 p. | | Format : | 30 cm | | Prix : | 13 € | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | Travail social
| | Tags : | Santé prévention psychologie santé mentale suicide | | Index. décimale : | 364.6 Travailleurs sociaux. Assistants sociaux | | Résumé : | Les chiffres concernant le suicide sont alarmants et appellent au développement d’approches plurielles, en terrains variés. À l’hôpital et plus spécifiquement au départ des services d’urgence, en ambulatoire avec une attention particulière pour l’entourage, à domicile avec la création de partenariats, à destination de publics plus ciblés et auprès des professionnels de divers champs, au travail par le biais de sentinelles, par le détour du net et de ses possibilités d’interactivité, en sensibilisant les médias et au-delà l’opinion publique.
es chiffres concernant le suicide sont alarmants. D’après l’Organisation mondiale de la santé (2002), il y aurait un décès par suicide dans le monde toutes les 40 secondes environ. La Belgique, quant à elle, se situe parmi les 7 pays européens dont le taux de mortalité par suicide est le plus élevé. Si l’on compare les données des trois régions, la Wallonie se situe en tête de peloton.
Le suicide connaît des variations suivant l’âge, le sexe, le contexte de vie. Parmi les publics les plus à risques, les jeunes de 15 à 24 ans et les personnes de plus de 60 ans avec un pic aux alentours des 75 ans, les personnes isolées, celles vivant des situations de rupture (emploi, famille, dettes…), connaissant des troubles psychiques, les jeunes homosexuels, les personnes incarcérées.
Les données actuelles concernant le suicide ne sont cependant pas suffisantes. Une meilleure connaissance du phénomène permettrait de mieux le cerner, le comprendre et d’agir de manière plus efficiente sur les différents facteurs qui entrent en interrelation et peuvent induire idéations, tentatives et actes suicidaires.
Au-delà des chiffres, il y a bien des raisons de mener des actions de prévention du suicide. D’abord parce que, contrairement aux idées préconçues, il ne s’agit pas d’un véritable choix mais d’une impasse. On ne se tue pas pour mourir mais pour en finir avec une souffrance infinie, une angoisse insupportable que l’on croit insurmontable. Parce qu’ensuite, il s’agit souvent d’un acte annoncé, d’un acte au bout d’un cheminement avec des signes précurseurs, des appels à l’aide que notre société du bonheur obligé, « y a qu’à le vouloir », de la peur de la faille, « t’es quand même pas dépressif ? » et de l’individualisme, allant de « à chacun, sa m…, sa croix, son choix » à « tire ton plan, assume, sois responsable » empêchent non seulement d’être osés dits… mais même d’être osés écoutés.
Une étude récente menée par la KU Leuven montre ainsi la corrélation entre taux de suicide et inclination à demander de l’aide. Plus nombreux et importants sont les obstacles, plus le taux de suicide est élevé. Parmi ces obstacles à la demande d’aide, il y a l’accessibilité, la disponibilité des dispositifs de soins et la connaissance de leur existence, mais aussi le fait d’être ou non à l’aise avec cette démarche : que va-t-on penser de moi ? et même avant, que vais-je penser de moi qui en suis arrivé là ? aveu de faiblesse, d’échec, d’incapacité à mener sa barque, à résister au stress, à réussir, à se lier ou à se délier, à s’assumer…
Comme le dit Philippe Carette dans l’article introductif, le suicide est une question qu’il faut oser poser dans toute sa profondeur, car elle interroge notre rapport à soi, aux autres, aux valeurs socles de notre société, à notre manière d’investir le temps de vie qui nous est donné. Aujourd’hui, l’homme se retrouve face à lui-même, condamné à trouver par lui-même et pour lui-même un sens à sa vie, une identité qui lui est propre, comme s’il était détaché des autres, et cette quête peut ressembler, pour certains, à un gouffre.aux valeurs socles de notre société, à notre manière d’investir le temps de vie qui nous est donné. Aujourd’hui, l’homme se retrouve face à lui-même, condamné à trouver par lui-même et pour lui-même un sens à sa vie, une identité qui lui est propre, comme s’il était détaché des autres, et cette quête peut ressembler, pour certains, à un gouffre.
Colette Leclercq
(revueobservatoire.be) | | Note de contenu : | Dossier
Approche historique et sociologique de la jeunesse
Claire Gavray
L’action publique en faveur des jeunes : pour des réformes structurelles
Francine LABADIE
Une génération dans tous ses États : les jeunes, l’autonomie et la crise en Europe
Cécile VAN DE VELDE
Aider les jeunes à voler de leurs propres ailes : l’accompagnement des jeunes de 18 à 25 ans au CPAS de Liège (interview)
Anne PIRON
Les étudiants bénéficiaires du Revenu d’Intégration sociale
Nadine DIDRICHE
Pauvre + jeune adulte + institutionnel… pas de droit à l’erreur
Marilène DE MOL et
Veerle Stroobants
Rassembler plutôt que fragmenter : l’accompagnement global des jeunes de 11 à 25 ans par La Mado à Charleroi (interview)
Alberto MULAS
Le passage à la majorité des jeunes en difficulté : plaidoyer de deux associations de l’Aide à la Jeunesse en faveur d’une aide plus globale et continue (interview)
3,00 €
Fatima ZAITOUNI et
Jacqueline MAUN
L’alternance : un tremplin vers le marché de l’emploi pour les jeunes précarisés ?
Henk TERNOTE et
Sophie GALAND
Former et insérer sur le marché de l’emploi des jeunes peu qualifiés : pratiques et constats d’un OISP liégeois (interview)
Odile DEFEYT
L’entrée des Jeunes dans la vie active
Matthieu VEINSTEIN,
Pasquale CENICCOLA,
Pierre DESMAREZ et
Valter CORTESE
Manque structurel d’emplois et chômage des jeunes : déterminants et effets sociologiques
Georges Lienard
La place du travail dans la vie des jeunes
Patricia VENDRAMIN
Hors dossier
Fruits de l’amour ou pommes de discorde ? La place des enfants dans les couples en conflit
Colette Leclercq
ARCKA : un projet de recherche européen pour une meilleure évaluation, certification et valorisation du capital humain des enfants d’origine étrangère
Agathe Willaume et
Nadine Jeunehomme
La prévention un concept et des actions à travailler en articulation. Recherche-Action sur l’arrondissement de Charleroi
Colette Leclercq
(revueobservatoire.be) |
[n° ou bulletin] est un bulletin de / Colette LeclercqN°73 - Septembre 2012 - Quelle prévention du suicide ? [texte imprimé] . - 2012 . - 80 p. ; 30 cm. 13 € Langues : Français ( fre) | Catégories : | Travail social
| | Tags : | Santé prévention psychologie santé mentale suicide | | Index. décimale : | 364.6 Travailleurs sociaux. Assistants sociaux | | Résumé : | Les chiffres concernant le suicide sont alarmants et appellent au développement d’approches plurielles, en terrains variés. À l’hôpital et plus spécifiquement au départ des services d’urgence, en ambulatoire avec une attention particulière pour l’entourage, à domicile avec la création de partenariats, à destination de publics plus ciblés et auprès des professionnels de divers champs, au travail par le biais de sentinelles, par le détour du net et de ses possibilités d’interactivité, en sensibilisant les médias et au-delà l’opinion publique.
es chiffres concernant le suicide sont alarmants. D’après l’Organisation mondiale de la santé (2002), il y aurait un décès par suicide dans le monde toutes les 40 secondes environ. La Belgique, quant à elle, se situe parmi les 7 pays européens dont le taux de mortalité par suicide est le plus élevé. Si l’on compare les données des trois régions, la Wallonie se situe en tête de peloton.
Le suicide connaît des variations suivant l’âge, le sexe, le contexte de vie. Parmi les publics les plus à risques, les jeunes de 15 à 24 ans et les personnes de plus de 60 ans avec un pic aux alentours des 75 ans, les personnes isolées, celles vivant des situations de rupture (emploi, famille, dettes…), connaissant des troubles psychiques, les jeunes homosexuels, les personnes incarcérées.
Les données actuelles concernant le suicide ne sont cependant pas suffisantes. Une meilleure connaissance du phénomène permettrait de mieux le cerner, le comprendre et d’agir de manière plus efficiente sur les différents facteurs qui entrent en interrelation et peuvent induire idéations, tentatives et actes suicidaires.
Au-delà des chiffres, il y a bien des raisons de mener des actions de prévention du suicide. D’abord parce que, contrairement aux idées préconçues, il ne s’agit pas d’un véritable choix mais d’une impasse. On ne se tue pas pour mourir mais pour en finir avec une souffrance infinie, une angoisse insupportable que l’on croit insurmontable. Parce qu’ensuite, il s’agit souvent d’un acte annoncé, d’un acte au bout d’un cheminement avec des signes précurseurs, des appels à l’aide que notre société du bonheur obligé, « y a qu’à le vouloir », de la peur de la faille, « t’es quand même pas dépressif ? » et de l’individualisme, allant de « à chacun, sa m…, sa croix, son choix » à « tire ton plan, assume, sois responsable » empêchent non seulement d’être osés dits… mais même d’être osés écoutés.
Une étude récente menée par la KU Leuven montre ainsi la corrélation entre taux de suicide et inclination à demander de l’aide. Plus nombreux et importants sont les obstacles, plus le taux de suicide est élevé. Parmi ces obstacles à la demande d’aide, il y a l’accessibilité, la disponibilité des dispositifs de soins et la connaissance de leur existence, mais aussi le fait d’être ou non à l’aise avec cette démarche : que va-t-on penser de moi ? et même avant, que vais-je penser de moi qui en suis arrivé là ? aveu de faiblesse, d’échec, d’incapacité à mener sa barque, à résister au stress, à réussir, à se lier ou à se délier, à s’assumer…
Comme le dit Philippe Carette dans l’article introductif, le suicide est une question qu’il faut oser poser dans toute sa profondeur, car elle interroge notre rapport à soi, aux autres, aux valeurs socles de notre société, à notre manière d’investir le temps de vie qui nous est donné. Aujourd’hui, l’homme se retrouve face à lui-même, condamné à trouver par lui-même et pour lui-même un sens à sa vie, une identité qui lui est propre, comme s’il était détaché des autres, et cette quête peut ressembler, pour certains, à un gouffre.aux valeurs socles de notre société, à notre manière d’investir le temps de vie qui nous est donné. Aujourd’hui, l’homme se retrouve face à lui-même, condamné à trouver par lui-même et pour lui-même un sens à sa vie, une identité qui lui est propre, comme s’il était détaché des autres, et cette quête peut ressembler, pour certains, à un gouffre.
Colette Leclercq
(revueobservatoire.be) | | Note de contenu : | Dossier
Approche historique et sociologique de la jeunesse
Claire Gavray
L’action publique en faveur des jeunes : pour des réformes structurelles
Francine LABADIE
Une génération dans tous ses États : les jeunes, l’autonomie et la crise en Europe
Cécile VAN DE VELDE
Aider les jeunes à voler de leurs propres ailes : l’accompagnement des jeunes de 18 à 25 ans au CPAS de Liège (interview)
Anne PIRON
Les étudiants bénéficiaires du Revenu d’Intégration sociale
Nadine DIDRICHE
Pauvre + jeune adulte + institutionnel… pas de droit à l’erreur
Marilène DE MOL et
Veerle Stroobants
Rassembler plutôt que fragmenter : l’accompagnement global des jeunes de 11 à 25 ans par La Mado à Charleroi (interview)
Alberto MULAS
Le passage à la majorité des jeunes en difficulté : plaidoyer de deux associations de l’Aide à la Jeunesse en faveur d’une aide plus globale et continue (interview)
3,00 €
Fatima ZAITOUNI et
Jacqueline MAUN
L’alternance : un tremplin vers le marché de l’emploi pour les jeunes précarisés ?
Henk TERNOTE et
Sophie GALAND
Former et insérer sur le marché de l’emploi des jeunes peu qualifiés : pratiques et constats d’un OISP liégeois (interview)
Odile DEFEYT
L’entrée des Jeunes dans la vie active
Matthieu VEINSTEIN,
Pasquale CENICCOLA,
Pierre DESMAREZ et
Valter CORTESE
Manque structurel d’emplois et chômage des jeunes : déterminants et effets sociologiques
Georges Lienard
La place du travail dans la vie des jeunes
Patricia VENDRAMIN
Hors dossier
Fruits de l’amour ou pommes de discorde ? La place des enfants dans les couples en conflit
Colette Leclercq
ARCKA : un projet de recherche européen pour une meilleure évaluation, certification et valorisation du capital humain des enfants d’origine étrangère
Agathe Willaume et
Nadine Jeunehomme
La prévention un concept et des actions à travailler en articulation. Recherche-Action sur l’arrondissement de Charleroi
Colette Leclercq
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