| Titre : | L'éclipse | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Serge Rezvani (1928-....), Auteur | | Editeur : | Arles [France] : Actes Sud | | Année de publication : | 2003 | | Importance : | 175 p. | | Format : | 22 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-7427-4352-0 | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | Littérature
| | Index. décimale : | 82 Littérature | | Résumé : | "Devrais-je me taire, ne plus revenir sur la femme tant mythifiée par mes poèmes, mes livres, mes chansons, mes tableaux ? Faire un définitif silence sur elle ? Non ! Qu'elle vive encore en moi, en mes écrits, qu'elle m'occupe même par la douleur. Tout plutôt que le silence d'une tombe où je l'aurais abandonnée vive ! Je ne peux pas renoncer au déchirant plaisir d'écrire encore et encore sur elle, sur la lente et implacable dérive qui peu à peu nous fait nous séparer sans cependant nous perdre complètement de vue ! Me taire sur notre malheur serait rester artificiellement univoque, trop respectueux de moi-même, de nous, d'elle, et donc conservateur d'une œuvre morte. Si j'avais arrêté ma voix disons aux Elégies à Lula, oui sur la crête de mes enchantements, si j'avais fait silence ensuite, " l'enfer " vécu par nous maintenant aurait manqué à cet amour, cet amour que la douleur, la folie, et quelque chose comme un lent désamour sont en train de marquer d'une ombre terrible et à la fois d'une lumière rétrospective chaque jour plus sublime et aveuglante." (Extrait.) (Decitre) |
L'éclipse [texte imprimé] / Serge Rezvani (1928-....), Auteur . - Arles (France) : Actes Sud, 2003 . - 175 p. ; 22 cm. ISBN : 978-2-7427-4352-0 Langues : Français ( fre) | Catégories : | Littérature
| | Index. décimale : | 82 Littérature | | Résumé : | "Devrais-je me taire, ne plus revenir sur la femme tant mythifiée par mes poèmes, mes livres, mes chansons, mes tableaux ? Faire un définitif silence sur elle ? Non ! Qu'elle vive encore en moi, en mes écrits, qu'elle m'occupe même par la douleur. Tout plutôt que le silence d'une tombe où je l'aurais abandonnée vive ! Je ne peux pas renoncer au déchirant plaisir d'écrire encore et encore sur elle, sur la lente et implacable dérive qui peu à peu nous fait nous séparer sans cependant nous perdre complètement de vue ! Me taire sur notre malheur serait rester artificiellement univoque, trop respectueux de moi-même, de nous, d'elle, et donc conservateur d'une œuvre morte. Si j'avais arrêté ma voix disons aux Elégies à Lula, oui sur la crête de mes enchantements, si j'avais fait silence ensuite, " l'enfer " vécu par nous maintenant aurait manqué à cet amour, cet amour que la douleur, la folie, et quelque chose comme un lent désamour sont en train de marquer d'une ombre terrible et à la fois d'une lumière rétrospective chaque jour plus sublime et aveuglante." (Extrait.) (Decitre) |
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