[n° ou bulletin] est un bulletin de / Dominique Leglu| Titre : | N°945 - Novembre 2025 - La science peut-elle sauver le climat ? | | Type de document : | texte imprimé | | Année de publication : | 2025 | | Importance : | 98 p. | | Présentation : | ill. en coul. | | Format : | 27 cm | | Prix : | 5.70€ | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | 2 Sciences
| | Tags : | climat comète intelligence artificielle | | Index. décimale : | 600 Sciences appliquées. Médecine. Technologie | | Résumé : | "Je n’entends pas d’objection […] je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté." Comme il semble loin le moment d’euphorie qui a suivi cette phrase prononcée par Laurent Fabius, président de la COP21. Objectif premier de cet accord international sans précédent : maintenir la hausse de la température moyenne "bien en dessous de 2 °C" par rapport à l’ère pré-industrielle, avec une ambition de 1,5 °C.
C’était il y a dix ans. Seulement dix ans. Cette année, l’Organisation météorologique mondiale a déclaré que les 1,5 °C devraient être dépassés sur la période 2025-2029 avec une probabilité de 70 %. Les résultats ne sont pas à la hauteur, certes, et les attaques actuelles contre les climatologues sont dramatiques. Mais il ne faut pas céder au désespoir : l’Union européenne est en passe de réduire ses émissions nettes de 54 % d’ici à 2030 — l’objectif est de 55 % —, et la Chine aurait peut-être franchi son pic, même si le retrait américain fragilise l’effort mondial.
Le risque de jouer les apprentis sorciers du climat
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, "il reste techniquement possible de rester sur une trajectoire à 1,5 °C", à condition d’une baisse annuelle de 7,5 %. C’est pourquoi la COP30, à Belém, sera décisive : chaque pays devra y revoir ses engagements. Les experts du climat assurent de façon unanime que la réduction effective de nos émissions est le principal levier d’action.
Mais atteindre l’objectif exigera probablement un appui scientifique et technologique : capter le CO₂ à la sortie des usines les plus polluantes, renforcer la capacité de l’océan — qui a déjà absorbé le quart de nos émissions — à en stocker davantage, et préserver les puits terrestres de carbone. Autant de pistes qu’il faut explorer avec prudence, au risque de jouer aux apprentis sorciers du climat. Mais les sociétés accepteront-elles qu’elles fassent partie de la solution ?
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[n° ou bulletin] est un bulletin de / Dominique LegluN°945 - Novembre 2025 - La science peut-elle sauver le climat ? [texte imprimé] . - 2025 . - 98 p. : ill. en coul. ; 27 cm. 5.70€ Langues : Français ( fre) | Catégories : | 2 Sciences
| | Tags : | climat comète intelligence artificielle | | Index. décimale : | 600 Sciences appliquées. Médecine. Technologie | | Résumé : | "Je n’entends pas d’objection […] je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté." Comme il semble loin le moment d’euphorie qui a suivi cette phrase prononcée par Laurent Fabius, président de la COP21. Objectif premier de cet accord international sans précédent : maintenir la hausse de la température moyenne "bien en dessous de 2 °C" par rapport à l’ère pré-industrielle, avec une ambition de 1,5 °C.
C’était il y a dix ans. Seulement dix ans. Cette année, l’Organisation météorologique mondiale a déclaré que les 1,5 °C devraient être dépassés sur la période 2025-2029 avec une probabilité de 70 %. Les résultats ne sont pas à la hauteur, certes, et les attaques actuelles contre les climatologues sont dramatiques. Mais il ne faut pas céder au désespoir : l’Union européenne est en passe de réduire ses émissions nettes de 54 % d’ici à 2030 — l’objectif est de 55 % —, et la Chine aurait peut-être franchi son pic, même si le retrait américain fragilise l’effort mondial.
Le risque de jouer les apprentis sorciers du climat
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, "il reste techniquement possible de rester sur une trajectoire à 1,5 °C", à condition d’une baisse annuelle de 7,5 %. C’est pourquoi la COP30, à Belém, sera décisive : chaque pays devra y revoir ses engagements. Les experts du climat assurent de façon unanime que la réduction effective de nos émissions est le principal levier d’action.
Mais atteindre l’objectif exigera probablement un appui scientifique et technologique : capter le CO₂ à la sortie des usines les plus polluantes, renforcer la capacité de l’océan — qui a déjà absorbé le quart de nos émissions — à en stocker davantage, et préserver les puits terrestres de carbone. Autant de pistes qu’il faut explorer avec prudence, au risque de jouer aux apprentis sorciers du climat. Mais les sociétés accepteront-elles qu’elles fassent partie de la solution ?
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